1er Novembre 2009 - Concert de Placebo @ Zénith de Nantes.
Un jour que j'aurais longuement attendu. Probablement un des jours les plus attendus de ma vie. Il est enfin arrivé. C'est le genre de jour que tu vas noter partout, de peur de l'oublier, ou bien par fierté d'y assister. Le genre d'évènement où tu te dis la veille « Putain, demain, à cette heure là, je serai spirituellement absente ! ». Et quand vient enfin ce jour, t'as qu'une hâte : être sur la route avec ton billet entre les mains, comme un gosse. Presque comme un voyage. Après tout, c'est sûrement pour ça que le billet de concert ressemble tellement à un billet d'avion ou de train. Et quel voyage...
• 18 heures, on gare enfin la voiture au Zénith. Il faut marcher un peu, mais on se presse, non pas parce qu'il pleut ( bien que je déteste ça ), mais parce qu'on est impatient. Monsieur allume sa clope, je lui broie la main pour qu'il avance plus vite. La fille chiante quoi. Et on arrive devant le grand Zénith, même pas d'attente, on se fait fouiller ( ouais, au cas où on aurait caché des choses dans nos têtes ), et on rentre. On retrouve le frangin au milieu de la foule qui commence à s'agglutiner, et on s'installe, assis. Et c'est là où, dans l'attente, tu fredonnes quelques chansons dans ta tête, dans l'espoir qu'ils la jouent tout à l'heure.
• 19 heures, les artistes de la première partie entrent en scène. Les australiens d'Expatriate nous mettent dans l'ambiance. Il y a foule, environ 6000 personnes, des styles différents, des âges différents ( des adolescents prépubères aux quadragénaires rockeurs ).
• 19h40, l'heure de l'entracte retentit. 30 minutes à attendre. T'as les battements cardiaques qui augmentent progressivement. C'est l'heure de descendre dans la fosse, avant le voyage. Accompagnée par L'Homme, je fonce dans le tas, joue un peu des coudes, pour me frayer un chemin. Je veux voir Brian Molko, et surtout Steve Forrest.
• 20h10 : OH - MON - DIEU ! Les lumières s'éteignent. L'éclipse du nouvel album apparaît. La basse fait monter la pression. Et c'est parti. Le drap blanc tombe. Ils entrent en scène. Tout le monde crie, applaudit. Et ils enchainent : For What Its Worth, Battle For The Sun, Kitty Litter, Ashtray Heart, Breathe Underwater, Speak In Tongues, Julien, The Never Ending Why. Voilà pour le nouvel album. Mais on a aussi eu le droit aux titres plus anciens : Meds, Blind, Infrared, The Bitter End, Special K, Special Needs, Every You Every Me, Taste In Men. Et je ne pensais pas qu'ils la feraient, mais ils ont joué Follow The Cops Back Home. Une de mes préférées, une que je fredonnais en attendant. L'absence spirituelle a atteint son paroxysme à ce moment là. Et L'Homme l'a bien sentit : il n'y avait que ses bras autour de ma taille et son corps en appui pour me retenir. Oui, j'ai plané, c'était bon, émue qu'elle était la fille. Steve Forrest a une énergie ( et une musculature ) incroyable(s). Une explosion. J'ai voulu faire ma groupie quand il s'est mit torse-nu, mais.... y'avait David, donc bon.
• 22 heures, c'est la fin du voyage. Brian Molko a parlé au public ( Oui, c'est possible ), il a changé, il a assuré à la perfection. Mais putain c'que j'ai pu aimer. Du coup, j'ai ramené un poster, ouais j'reviens rarement de voyage sans un souvenir. J'avais pas mon appareil. Mais en même temps, comme j'me tue à le dire, « Un concert, ça se vit, ça ne se revit pas ».
We can build a new tomorrow, today. ♥